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Wednesday, 19 September 2018

Avoir confiance en l’avenir même si l’on vient de la rue / Is it possible to have confidence in life when we come from the street ?



Comment peut-on être confiant dans l’avenir si nos chances sont limitées ?
Comment se dire que quand nous vivons dans la rue, nous avons forcément très peu de chance d’avoir un jour une belle maison, une voiture, ou des rêves ?
Comment pouvoir imaginer un autre avenir que dans un quartier pauvre ?
Eh bien OUI, tout est possible, et l’exemple vivant de Arun (Prak Phirun) …. En est une preuve.


Arun est un homme de 37 ans qui s’est donné les moyens de bien réussir sa vie.  Et pourtant cela n’était pas facile.  Au départ sa famille était aisée, vivait dans une belle maison, en province, dans un village.  Son père était dans les affaires, (il était dans la vente de bois) et par malchance, (ou par faute du destin qui a mis sur ses pas un homme vil), un de ses partenaires l’a trahi, et tout a basculé dans l’horreur.  Plus d’argent, plus de maison, plus de quoi vivre proprement.  
C’était en 1995, ils ont dû déménager et s’installer à Oudong, à 40 km environ de Phnom Penh.  Son père a fait comme il a pu pour continuer à subvenir aux besoins de toute la famille (deux épouses, sept enfants au total).  
Pour arriver à aider son père, il a développé, pendant cette période, un petit marché à l’école.  Pendant ses heures de liberté, il allait collecter les os des vaches, qu’il pouvait se faire acheter.  Et grâce à cet argent, il achetait des jouets, qu’il revendait aux enfants de son école.  (Intelligent et pragmatique).  Arun était dans les premiers de sa classe, quand il n’était pas le premier.



En passant dans les classes supérieures, en grade 6, Arun, alors âgé de 10 ans, devait tous les jours effectuer 15km à pieds pour aller à l’école, sous la pluie, sous le soleil brulant.  La route était longue, et c’était très difficile. 
L’émotion est encore très présente, car ses yeux s’embrouillent de larmes, et quelques minutes lui sont nécessaires pour pouvoir continuer son récit.  
Cela à durer 4 années.  De longues heures pour aller s’instruire, mais Arun savait que c’était le SEUL moyen pour lui de s’en sortir.
Il n’y avait pas beaucoup de nourriture, et il lui a été extrêmement difficile de pouvoir terminer ses années d’école supérieure.
C’est alors qu’il s’est fait la promesse :

« JAMAIS JE NE REVIVRAI CELA, JE VAIS TOUT FAIRE POUR M’EN SORTIR ET AVOIR UNE BELLE VIE »

Son père voyant que le potentiel d’Arun, lui a donné 10000 riels, (ce qui équivaut aujourd’hui à très peu d’argent mais à l’époque c’était un bien précieux), pour lui permettre de venir sur Phnom Penh, rejoindre son oncle, qui travaillait comme gardien pour la Compagnie d’Aviation appartenant à la famille Royale.
Il avait ainsi un endroit où dormir la nuit, mais pendant la journée, il devait sortir.   Donc pour pouvoir manger, il a un peu utilisé de son argent tous les jours pour se nourrir (300 riels par jour comme budget, cela équivaut de nos jours à 0.10 centimes).  
Mais peu à peu, il a su se faire connaitre, il effectuait tous les travaux possibles : laver les voitures, nettoyer les sols, couper l’herbe, etc…  Et c’est ainsi que trois mois plus tard, Mr B…. lui a demandé de devenir à son tour gardien. 
Son salaire était alors presque entièrement dévoué à ses études.  Sur un total de 40 dollars par mois, il avait réparti ses dépenses :


  • 15 dollars pour la nourriture
  • 18 dollars pour apprendre, à lire, parler et écrire l’anglais (3 heures de cours par semaine)
  • Et le restant pour les achats des livres


(C’est à cet époque, qu’il a fait, entre autre, un marché avec l’un des gardes possédant un dictionnaire khmer/anglais, pour lequel il nettoyait la voiture, afin d’obtenir ce trophée.  UN MOIS de nettoyage de voiture !!!!!!!!) 
Il n’avait pas de frais de logement, car il résidait avec un membre de la famille Royale.
En 1999 ; âgé alors de 18 ans, qu’il a commencé à travailler comme gardien pour la famille Royale.   Deux années plus tard, il faisait la connaissance d’Ermine Norodom, dont il avait été désigné comme garde attitré.  Et ce jusqu’en 2002.  
Ayant été remarqué pour ses qualités d’analyse, et son intelligence, ainsi que le fait qu’il parle très bien l’anglais, un poste dans l’administration lui a été proposé en 2002. Pendant deux années, il a travaillé en tant qu’assistant administratif au sein de la Compagnie, mais malheureusement, en 2006, au vu de la faillite de cette compagnie, il a dû trouver un autre emploi.
Il a ainsi, effectuer deux années dans une autre compagnie, cette fois comme adjoint dans la vente.  Mais là encore, la faillite ayant pris possession de cette entreprise, il a été contraint de faire autre chose.
Ayant trouvé emploi au sein d’une entreprise de Pizza, il a appris toutes les ficelles de ce métier, de la fabrication des pizzas, à la vente, ainsi que toute la partie marketing.  Il avait deux emplois, celui dans la Pizza, et celui comme gardien auprès d’Ermine.
Il a ensuite continué son ascension :

  • 2008-2009 : comme Chargé de la publicité auprès de la English Learning School ;
  • 2009-2010 : Restaurant Soksabay, (mais le travail était difficile et étant un bar de nuit, trop d’alcool et de déviance)

C’est enfin quand Ermine a débuté son travail dans son hôtel en 2011 « Hôtel le Marais » que sa vie s’est nettement améliorée.  
A la fin du contrat et à la fermeture de l’Hôtel, Arun s’est alors décidé a commencé sa propre compagnie dans les ventes immobilières.  Au début c’était difficile, mais petit à petit il a vu ses revenus augmentés.  Par la force de son travail, et son caractère.  Il n’a jamais compté ses heures de travail.  Seul lui importait la promesse qu’il s’était faite.
Il a actuellement 13 employés qu’il forme lui-même, Il leur donne les moyens de mieux vivre, et leur apprend à bien travailler.  Il ne donne pas, il enseigne, informe, donne des commencements de solution, mais n’effectue pas le travail pour eux.  



Il est fier et il peut l’être.  Aujourd’hui il gagne bien sa vie, possède une maison.  Une voiture.  Son fils va à l’école.  Son épouse travaille.  Il a le sourire, et il affirme que s’il avait plus d’argent il ferait encore plus de charité.

Il travaille au sein de Shanty Town Spirit, depuis le début.  C’est le Directeur Administratif, et réponds toujours présent quand Ermine a besoin de lui.  
Son travail auprès d’Ermine, réside tout autant en tant que Directeur administratif, que bénévolat sur le terrain.  Dans les Shanty Town, toutes les personnes sont à l’écoute, car elles savent qu’il a vécu une situation similaire.  Mais sans jamais se laisser emporter par la misère.
Il est beaucoup plus à même de comprendre ces gens, Il arrive à cerner leurs besoins. 
Les enfants sont à l’écoute.  Il aime leur donner la soif d’apprendre pour pouvoir faire comme lui.  Il donne l’image de la réussite après la misère.




Ermine aime à dire : « Nous travaillons bien ensemble, nous nous comprenons, et il m’aide énormément.  C’est un homme au grand cœur, qui ne regarde pas à ce qu’il pourrait recevoir en retour de ce qu’il donne.  Il donne pour le bonheur de donner tout simplement ».
Et Arun quand il parle d’Ermine, dit exactement la même chose, « une personne au grand cœur, et qui donne sans jamais chercher à recevoir en retour ».




Pour l’avenir, ce qu’il souhaite pour son fils, surnommé « Stéphane », mais son nom de naissance : Saahs Bot (puissance), tout simplement qu’il apprenne et suive son exemple.  Etre bon, travailler, ne pas trop faire confiance, juste ce qu’il faut, et ne pas tout donner.  Savoir garder pour soi également.


Je vais conclure, en mon nom, et lui souhaite de continuer comme cela.  Je suis ravie d’avoir eu le privilège de faire la connaissance d’Arun.  Une personne honnête, humble, et vrai, comme il est rare de rencontrer de nos jours.  MERCI.  

N.B
Arun : son vrai nom est Prak Phirun, mais trop difficile à prononcer pour Ermine, elle lui a donné ce surnom, qu’il aime et emploie avec plaisir.


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Is it possible to have confidence in life when we come from the street ?

How can we believe in life if chances are limited ?
Is it possible to believe that a futur is possible, that some day we will have a house, a car, a nice place to leave, and build a family ?
How can we imagine life if we come from a miserable neighborhood ?
It is POSSIBLE, and the following story is a proof that everything is possible.  Here comes Arun (Prak Phirun) life.


Arun is now 37 years old, and he devoted the beginning of his life to become who is he now.   And this  has not been easy.
Arun is the oldest of a family of seven kids, his father, had two wives, and he was part of the richest families in a village,  working in the wood industry.   They were leaving in a nice house, and life was fun and easy.  But because of a betrayal, he lost everything.   No more money, no more house, very hard to leave decently.

This was in 1995, they had to move to Oudong, outside Phnom Penh, 40km in the province.   And because he wanted to help his father, he started a small business at school.  
During his free time, he was collecting cow bones, was selling them, in order to buy toys, so that he could sell them at school to other kids, who had more money than him. (very intelligent, very pragmatic).  Arun was working really hard at school and was always part of the four best if not the ONE.



When Arun was 10 years old, he had to walk for 15 kilometers, four time a day to go to school.  It was really hard, long road, under the blazing sun or under the rain.  There was not much food either, and it was a hard fight for him to study. 
This time was really difficult for him, and he needs sometimes to recover during his speech.  His eyes are shining, and it’s difficult for him to keep on talking……………………..
And this for 4 years.  But he knew that education was the only possibility for him to get out of the poverty.
At that moment he just made himself a promise :

« I WILL NEVER LEAVE THAT AGAIN, AND I AM GONA TRY MY BEST TO GET OUT OF IT AND HAVE A REAL GOOD LIFE »

His father, seeing how much Arun wanted to get out of this, gave him 10000 riels (equivalent today for very few money but representing at that time a nice amount) to go to Phnom Penh and stays with one of his uncle, working as a security guard, in an Airlines Company, possession of the Royal Family. 

He had a place to sleep, but during the day, he had to go out.   To have something to eat, he used 300 riels (0.10 cts today) from money every day to grab something to eat.
And day after day, because he was doing all kind of small jobs in the Company : cut the grass, wash the cars, clean the floor, etc….  Three months after, having been recognized by Mr. B…. whom proposed him a job as a security guard.
He devoted his salary for his education.  From a total of 40 dollars, it was divided in :


  • 15 dollars to eat
  • 18 dollars to learn to speak, read, and write english
  • And the rest to buy books ( he was dreaming to have a Khmer/English dictionary at that time, and he made a deal with one of the other driver, to clean his car for a month to get this treasure !!!!!)


He didn’t had to pay additional expenses for a place to leave, because he was leaving at the same place with one of the member of the Royal Family.

In 1999, Arun was 18, he started to work as security guard, for the Royal Family, itself. Two years later, he was assigned to be the security guard of Ermine Norodom.  This is how he met her.
Until 2002, at that time, having been recognized for his abilities of analysis, understanding, intelligence, and his knowledge in English, he had been granted with a post in the Administration.   Then He found another job, in another Company, as a Sale Agent, for two additional years.
After that, he worked in a Pizza Company, started in the delivery services, continue in learning how to make pizza, finishing in the sales, and then quit.From 2008-2009 : he was in charge of marketing at the English Learning School ;From 2009-2010 : he was working at Restaurant Soksabay ( but this time was difficult, too much noise, too much drinking people), Arun was not meant to work in a place like that.During all this period, he was still working as security guard, and it is in 2011 when Ermine opens her Hotel, « Hotel le Marais » that his life becomes really « fun ».  
When the Hotel closed, Arun decided then, to start his own business in property sales agent.  At first it was hard, but after sometimes, with a lot of work, it was better.   He is a hard worker, believing in him and not looking after working hours.

Now he is a « boss » of 13 people, giving them a chance to have a better life.  He trains them, he follows them, give them advices, and teach them how to solve the problem and how to satisfy the client but never to solve a problem for them.


He is proud, and really he can be.  Today, he as a wife, a boy, a house, a car.  He is smiling and he is willing to have more money to be able to do more for charity.
He is working for Shanty Town Spirit, since the beginning.  He is working with Ermine as Administrative Director, and he is always there when and as soon as she needs.
He says :
«  people in Shanty Town listen to me, because I understand them.  Kids and teenagers can have an idea of real life can be if they are working hard at school ».
He wish that he could do more for them.



Ermine when she talk about him : « we are working well together, he as a big heart, and he paying attention in all people surrounding him, he wish to bring happiness to them » ;
Arun says the same about Ermine, as she is a person with a big heart also, who gives without asking anything in return.



For the futur, for his son, nickname « stephane », full name SAHASSBUTH (power), he wants him to follow what he has done.  Being nice, and hard working, and like to work, being trustful but not too much.  Being able to give but keeping a little part for him also.


Personaly, I want to thank him, for having the opportunity to meet such a nice person.  Real person, humble, honest, as it is very rare to meet.  Thank you Arun.


N.B : Arun is not his real name, it is a nickname given by Ermine, because Prak Phirun was difficult for her to pronounce.  He enjoys to be called like that.



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words by Nathalie Bonpain
                                   




















Tuesday, 28 August 2018

Ces Bébés qui amènent la lumière au sein de la famille / Babies enlighten in the bossom of the families


Ces Bébés qui amènent la lumière au sein de la famille / Babies enlighten in the bossom of the families






Qui a-t-il de plus merveilleux que l’attente et la venue au monde d’un bébé dans un foyer ?
Tous les parents désirant un enfant, vivent cette expérience avec le cœur léger et heureux.  Il en est de même pour les mamans dans les bidons villes, ou dans les foyers pauvres autour de Phnom Penh.
Shanty Town Spirit, soutient ces femmes enceintes, autant que possible.
Certaines d’entre elles viennent spontanément vers nous pour savoir si nous pouvons les aider.  Il n’y a jamais de promesse formelle faite, mais le maximum est entrepris pour pouvoir leur fournir une aide.   Ces enfants sont désirés mais ce n’est pas pour cela que c’est facile.  Il en est de meme dans n’importe quel autre foyer.
Nous allons donc à la rencontre de la famille, sachant que notre aide est soumise à deux conditions :
  • Les parents doivent travailler, et
  • Les enfants doivent aller à l’école
Nous regardons leur lieu de vie, et essayons d’apporter une amélioration quand il est nécessaire.
Nous essayons de suivre ces mamans au cours de leur grossesse, leur fournir l’argent pour les frais de santé éventuels, ou nous les envoyons dans les hôpitaux spécialisés quand il le faut.  Mais notre joie est surtout de voir ce petit être apparaitre dans la famille.



C’est alors que nous pouvons leur fournir un kit de naissance (d’une valeur de 150 USD), qui comprend un certain nombre de choses indispensables pour ce nouveau-né :
  • Un matelas
  • Une baignoire
  • Une moustiquaire
  • De la layette
  • Deux couverture
  • Un doudou
  • Du savon, talc, shampoing
  • Et des vitamines pour les mamans qui allaitent
Toutefois si la maman ne peut allaiter, certaines sont malades (Sida, tuberculose) nous essayons de leur fournir du lait de façon régulière.  



Nous suivons le nouveau-né, et essayons de faire en sorte que la famille soit bien entourée.
Il nous est toujours délicat lors de ces naissances de refuser, car quand nous prenons un nouveau-né en charge, nous prenons le reste de la famille également.   Mais cela se passe bien.  Les mamans sont heureuses, très maternelles, et les papas sont très impliqués dans leur rôle de chef de famille.  Nous ne rencontrons pas que très peu d’échec.
Tout le monde est ravi et heureux de cette nouvelle vie.  Les familles sont très unies, et lorsque les deux parents travaillent, la grand-mère prend très souvent le relais pour s’occuper de ses petits-enfants, afin de permettre à la maman de reprendre son travail (soit petite boutique, soit femme de ménage ou à l’usine).  Les papas quant à eux sont souvent soit tuk tuk, travailleur sur les chantiers, ou dans le gardiennage de sécurité.  



D’où viennent ces mamans ?
Nous avons des mamans :
- qui viennent de province (ou cela est plus difficile pour travailler)
- des mamans des bidons villes
- des mamans en ville



ET
- et des mamans qui sont en prisons
Pour ces dernières nous travaillons en partenariat avec l’Association « Il Nodo », créée par Martina Carnetta (http://www.ilnodoonlus.org/EN/progettien.html)




Ces femmes ont le droit de sortir pendant trois jours pour aller accoucher, et également à ces dernières nous leur fournissons le kit de naissance, dès que nous pouvons le faire.

Nous essayons d’améliorer le quotidien de ces familles, un bébé doit rester une joie, un partage, une lumière nouvelle au sein de la famille, et rester le symbole d’un couple qui s’aime.





Babies enlighten in the bossom of the families


There is nothing more wonderful than waiting for a new baby to come in a family.
All parents whom really want a baby, are living this experience with lots of light and love.  Feeling happy and looking forward to the new baby to arrive.  It is exactly the same for all the mummys in Shanty Town, or in poor families in and around Phnom Penh.
Shanty Town Spirit, help those women as much as it can.
Some of them come directly to us, wondering if we can provide them with some help.  We never promise anything, but we try our best to give them some help.  Those children are wanted but it’s not because of that, that it is easy.  This is exactly the same for all others in the world.
We go and meet the family, bearing in mind that the couple have to fit in with two conditions :
  • Parents should work
  • Other children should go to school, when there are others
We are checking out their way of leaving, trying  to improve their living conditions when necessary.
We try to follow those women during their pregnancy, providing them money for health check up, when need be, or sending them to appropriate hospital when we have to.  But our joy is to have this new baby coming alive.





So then we can provide them with a full baby kit (approximately 150 USD) which contains a number of indispensable things for baby born :
  • A mattress
  • A bath tube
  • A mosquito kit
  • Baby clothes
  • Two blankettes
  • A Doudou
  • Soap, baby powder, schampoo
  • And vitamines for the mummies who are breast feedings



However if the mother can breast feed, some of them are sick (Aids, Tuberculosis) we try to give them baby milk on regular basis.





We ensure that the family and the new born receive enough help.
Is is always very delicate to refuse to support those births, because if we start to help a family with the baby born, we have to keep on following the rest of the family.  But usually everything goes on well.  The mother are happy, and taking good care of their babies, the fathers are very concerned about their families, and they do keep their father role in a serious way.    We did face very few failure.
Everybody is more than happy in those situations.  Families are very close to each other, and it very often happens to be than when the two parents are working, it is the Grand mother who is taking care of the new born and the others kids.  This allows, the mother to go back to work (small shop, cleaning lady, working at the factory).  Fathers are most of the time : tuk tuk drive, security guard, or workers on constructions sites.



Where are those mummies coming from ?
Some of them/
  • From province (very hard to find work there)
  • From Shanty Town
  • From the city
AND
  • We have mummies in prison
For those one, we are working with « Il Nodo » Association, created by Marina Carnetta  (http://www.ilnodoonlus.org/EN/progettien.html)




Those womens are able to go out for three days for the delivery.  We do also provide them with the baby kit, as often as we can.


We do try to make their life better, a baby should remain a joy, happiness, sharing.  
A new light within the family, and stay the SYMBOL of love in a couple.



                                    One Spirit, One Heart, One Community.                                        
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words by Nathalie Bonpain
                                   

Saturday, 4 August 2018

Srey Nett touche à sa réalité



Srey Nett touche à sa réalité



Srey Nett et Ermine 



Srey Nett est une jeune fille de 18 ans, qui fait partie du programme de Shanty Town Spirit depuis 8 ans. 
Elle fait partie de la communauté de Boeung Trabek avec ses parents et ses 4 frères.
Comme de nombreux enfants, elle collectait les poubelles afin de gagner un peu d’argent.
Son père, avant était moto dop, maintenant il est conducteur de tuk tuk, sa mère a travaillée pendant 7 ans, mais désormais, elle peut rester à la maison pour cuisiner et s’occuper de la famille, car sur ses 4 fils, 2 travaillent. Les deux plus petits frères sont Ron et Rath et vont à l’école, ils sont inclus dans le programme de Shanty Town Spirit.

La famille de Sret Nett 

Lorsque Srey Nett a commencé l’école, elle avait d’excellents résultats, elle voulait devenir médecin ; mais au fur et à mesure qu’elle s’apercevait que le chemin était long et difficile, ses résultats scolaires devenaient de plus en plus mauvais.
Elle a été totalement découragée par le parcours.

Shanty Town Spirit étant toujours derrière « ses » enfants, à profiter de l’invitation au forum de l’Université de Puthisastra (UP) le 28 et 29 juin 2018 pour amener Srey Nett et l’aider à identifier la carrière qu’elle veut avoir.




Pendant toute la matinée, elle a ainsi pu participer au cours et ateliers de présentation dans les domaines tels que :
-       Dentisterie,
-       Infirmière en laboratoire,
-       Pharmacienne,
-       Infirmière en médecine,
Elle a également visité la bibliothèque ; les salles de médecine, le laboratoire de simulation dentaire.


La bibliotheque 


Labo en pharmacie



Srey Nett, Ermine et 2 étudiantes en médecine 


Tout cela l’a beaucoup intéressée, elle est très enthousiaste à l’idée de rejoindre l’université.
Il lui reste trois années encore, pour améliorer ses résultats et avoir un dossier présentable pour pouvoir entrer à l’université.
Shanty Town Spirit va participer aux frais pour les cours privés d’anglais. 
Elle doit avoir d’excellents résultats en maths, physique, chimie et anglais.
De plus sa motivation comptera énormément dans cela.  En fonction de son dossier, de ses résultats et de sa motivation, l’Université pourrait décider de prendre en charge sa scolarité, ce qui représente 2500 dollars à l’année.



Bonne chance Srey Nett.



Elisa, Srey Nett et Ermine 


Merci pour la matinée aux étudiants 




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Srey Nett's dreams come true 



Srey Nett&Ermine


Srey Nett is a young lady of 18 years old,  part of the Shanty Town Spirit program for 8 years now.
She come from the Boeung Trabek community with her parents and her 4 brothers.
Her father was a moto dop in the past, but now he is a very serious  tuk tuk driver.
 Her mother, can now be a house wife, taking care of her family because there is three salaries come in from her husband and the two biggest sons .
Over the four boys, two are working, the other two, Ron and Rat, are going to school, they both are, also part of the Shanty Town Spirit project and excel very nicely at school.
 Srey Nett, as many other kids, she was forced to collect the rubbish to be able to earn some money.
When she started school, she had really good results ; she wanted to become a doctor ; but with the time she realised that the road was really hard, and the results started to fall down.    She lost faith and was completely discouraged.

Shanty Town Spirit has the goal to always be there for the people. We took the opportunity to attend a Discovery Festional on 28 – 29 June at The University of Puthisastra (UP). This Discovery Festival was meant to introduce high school students to the degrees and programs that they offer and to campus life at UP.



Midwife class 


pharmacy labo



There was a campus tours, career talks, mini-workshops with the different academic departments, experiential activities in the department booths and many more. UP students, faculty and staff were there to share what it is like to pursue careers in the health sciences and technology fields.
Srey Nett during this event could therefore attend workshop on :
-       Dentistry,
-       Nursing laboratory,
-       Medical laboratory lab,
-       Pharmacy laboratory,
-       Medicine class,
-       And also visited the library,
She came out of the Discovery Festival  very enthousiastic and has the real goal to be better in school.




Presentation of the Forum





Shanty Town Spirit will pay for additional private english lessons, to improve her skills.
She has now, three years, to keep progressing and to have a good follow up file on her results in maths, chemistry, english, and physics.
Moreover she also has to demonstrate her motivation, together with her good file, to be able to join the University.
 If she is accepted, the University will pay the full scholarship, which represents 2.500 dollars for a year.
So all the Best for Srey Nett.



Elisa, Srey Nett and Ermine



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norodomermine@gmail.com

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words by Nathalie Bonpain


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